Un secteur accessible ?
Les sciences sont trop souvent vues comme un monde masculin, froid et peu abordable…
Ce qui est bien trop dommage étant donné la quantité de domaines qu’on y retrouve et la diversité des personnes qui la font avancer chaque jours.
C’est dans ce contexte et pour promouvoir la place de la Femme dans les sciences, que l’ESPCI (Ecole supérieur de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris) organise la 1ère édition du camp scientifique pour lycéenne qui a eu lieu du 20 au 25 octobre dernier !
J’ai eu la chance d’y participer (une expérience inoubliable et très enrichissante) et je souhaite aujourd’hui vous en parlez pour promouvoir à mon échelle ce monde que je trouve fascinant !
Nous étions une équipe de 24 filles, toutes en classe de1eres, de région différentes, (y compris certaines venant de lycée français à l’étranger !) mais avec un seul point commun : notre passion pour les sciences. Nous étions encadrés par 4 adultes, Guillaume Durey, Adèle Mathey, Stéphanie Mingant et Mezhoura Chikhi, que je remercie encore pour la semaine qu’ils nous ont permis de passer.
Les programmes et thèmes abordés furent très dense et variés, tout aussi intéressant pour les adeptes de physique-chimie que de biologie. Et bien que je pourrais parler de nos différentes activités en boucle, nous nous concentrons sur celles liés à la neurologie (en effet, ici c’est brain made easy !)
Immersion au laboratoire de Plasticité du cerveau (LPC)
Nous avons été accueilli par 4 équipes de chercheurs.
– Zahra Imani et Nalia Samba ( Imagerie sur nématodes et neurones en culture)
– Alice Descamps et Chloé Hayhurst ( Exploration de l’activité neuronale en temps réel)
Pour leur sujet d’étude elles utilisent des souris et travaillent sur leur état de vigilance (état dans lequel les souris présagent une menace et reste sur leur garde) à éveil et sommeil paradoxal/lent.
Pour cela elles étudient l’activité électrique à la surface de leur cerveau et leur respiration en temps réel.
Leur cerveau, tout comme le nôtre, est organisé en régions fonctionnelles (chaque zone gère une fonction précise). Grace à un mini scope et à l’injection dans leurs neurones de virus réagissant au calcium, elles remarquent des différences entre leurs états de vigilance :
au moment de l’éveil, leur activité musculaire est au plus haut et leur activité cérébrale est importante.
Pour le sommeil paradoxale, l’activité cérébrale reste la même, mais l’activité musculaire disparaît complètement.
Leurs recherches une fois aboutit nous permettront de répondre à plusieurs questions.
Comment diminuer les effets secondaires de certains médicaments, comprendre ce qui nous caractérise vraiment en tant qu’humain avec la montée de l’IA et tout simplement étendre nos connaissances.
– Maria Ciscato et Yasmine ( Le modèle animal pour étudier la prise de décision) :
Pour leur sujet d’études, elles observent des souris, mammifères aux neurones similaires à ceux de l’Homme. Elles utilisent la lumière pour étudier leur activité cérébrale et s’intéressent à la zone qui influe sur leur prise de décision. Lorsque la souris agit, une molécule de dopamine se lie à son récepteur ce qui crée de la lumière.
La dopamine renforce l’action de « faire ce que l’on fait ». Pour étudier leur prise de décision, elles procèdent à des expériences en labo. Elles parviennent par exemple à remarquer des différences de comportement entre des souris femelles qui vont travailler en équipe pour obtenir de la nourriture tandis que les mâles vont manger sans participer aux efforts.
– Claire Bossier et Caroline Martin( La drosophile : un modèle pour la mémoire)
Je n’ai pas pu prendre autant de notes pour les 4 présentations, mais elles étaient toutes très intéressantes et je remercie encore les étudiantes qui ont pris du temps pour nous apporter de leurs connaissances.
Mon but était de vous proposer un article court mais clair, si vous avez des questions n’hésitez pas à me contacter ! Notre programme n’était pas centré sur la neurologie alors si vous souhaitez un article sur le reste de ma semaine n’hésitez pas.
Merci d’avoir lu et à très bientôt dans un prochain article neuroscientifique !
Mathilde 🙂

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